
La valorisation des matériaux au rebut permet la récupération et le recyclage de certaines de nos ordures ménagères. Il existe plusieurs types de verre. Et mis à part le fait que tous ces types ne se recyclent pas, il est aussi à noter que les qualités recyclables ne se recyclent pas de la même manière. Dans les différentes formes existantes, nous trouvons ainsi principalement : Les verres sodocalciques, Les verres borosilicates, Les verres céramiques, Les verres au plomb, Les vitrocéramiques, etc.
Dans les différents types de déchets de matériaux cités plus haut et dont la valorisation peut être envisagée, il en est un qui peut être considérée comme indésirable pour le recyclage verre : la vitrocéramique. C’est un matériau infusible, qui ne peut fondre comme les autres types de verres. Il ne peut donc se mélanger avec le verre fondu pour la fabrication de nouvelles bouteilles. Sa présence même à l’intérieur de nouvelles bouteilles les abîmes et les fragilise. Tout comme cette présence dans une unité de recyclage peut se révéler catastrophique, pouvant conduire à l’arrêt de l’unité et au dépannage des outils de coupe et de mise en forme. La valorisation et le recyclage du verre nécessite donc au préalable une opération de broyage et de tamisage, ce qui permet d’obtenir une poudre de verre conforme.
Ce sont bien les plus communs, et leur valorisation en vue de recyclage est la plus répandue. On y trouve : bouteille, verre plat, verre coloré, emballage verre de tout type etc. Ils représentent environ quatre-vingt-dix pour cent de la production du verre. Les verres sodocalciques sont utilisés dans la fabrication des bouteilles, pots ou bocaux, flacons, vitrage etc. ce matériau est recyclable et réutilisable à l’infini, le verre pouvant être refondu indéfiniment après utilisation pour la fabrication de nouvelles bouteilles ou bocaux, sans aucune perte de qualité ou de transparence. C’est un système de production qui peut être qualifié de système en boucle fermée, qui permet l’économie de la matière première vierge.
Le verre borosilicate, ou à base de borosilicate est une catégorie résistante aux attaques de la presque majorité des produits chimiques. Il n’existe que quelques produits à l’instar de l’acide fluorhydrique, l’acide phosphorique concentré etc. qui peuvent entraîner une corrosion de sa surface. C’est aussi un matériau plus résistant que le verre classique aux chocs thermiques et mécaniques et qui supporte d’assez haut niveaux de température pouvant aller à plus de 300°C. Résistant aux différences instantanées de température, il peut aller d’un four à un congélateur sans aucun problème. Il se recycle dans des filières spécifiques, mais ne doit pas être déposé dans le conteneur à verre : il ne fond pas à la même température que le verre d’emballage et perturbe sa refonte.
La température de fusion des verres usagés est d’environ 1600°C. Ceci les place bien en-dessous de la température de fusion de la céramique, qui est à plus de 2500°C. Ce qui rend ce dernier, impropre au recyclage. Les verres au plomb, quant à eux, ne peuvent être recyclés à cause de la limitation de la teneur en plomb sur les emballages pour boissons, fixé par la loi en France. Car si trop de déchets de plomb sont retrouvés dans le verre nouvellement constitué, celui-ci devient du coup inutilisable.
Recycler le verre est aussi un geste écologique. En effet, les gaz à effet de serre sont considérablement réduits. En plus des matières premières, vous économisez aussi de l’énergie. La modification du calcin ne requiert que peu d’énergie par rapport à la matière première.
Dans quelques applications, le verre sert à remplacer le sable. Ainsi, sa réutilisation est un moyen efficace pour diminuer la demande de sable qui n’est pas une ressource renouvelable vouée à trépasser.
Le recyclage du verre transforme une bouteille usagée en une nouvelle bouteille, sans perte de qualité. Le parcours suit plusieurs étapes :
Le calcin représente une part importante de la composition des nouveaux emballages en verre. Chaque kilo de calcin utilisé remplace 1,2 kg de matières premières vierges, et ajouter 10 % de calcin dans un four réduit sa consommation d’énergie d’environ 2,5 à 3 %, selon la Fédération des industries du verre.
La qualité du recyclage du verre dépend du tri fait en amont : un seul objet non conforme peut dégrader tout un lot de calcin. Dans le conteneur à verre, on dépose uniquement les emballages :
Un emballage en verre cassé (bouteille, bocal, pot) reste recyclable : il peut être déposé dans le conteneur à verre, avec précaution. En revanche, un verre à boire, un plat ou une vitre cassés ne vont pas dans le conteneur, car ils ne sont pas faits du même verre que les emballages. Les petits débris se jettent avec les ordures ménagères, bien emballés pour éviter les blessures, et les gros volumes, comme les vitres, se déposent en déchetterie.
Le verre recyclé sert d’abord à fabriquer de nouveaux emballages : une bouteille déposée dans un conteneur peut redevenir une bouteille en quelques semaines. En France, 88 % des emballages en verre ont été recyclés en 2024, selon Citeo, ce qui fait du verre l’un des matériaux d’emballage les mieux recyclés. Le verre qui ne peut pas redevenir un emballage trouve d’autres débouchés, par exemple dans la fabrication de laine de verre, d’abrasifs ou de matériaux pour la construction.
Pour les professionnels qui produisent régulièrement des déchets de verre, comme les restaurants, commerces ou industries agroalimentaires, Gurdebeke organise la collecte et la récupération du verre en entreprise, avec des contenants adaptés aux volumes et des enlèvements réguliers.
Non, tous les verres ne sont pas recyclables. Le verre sodocalcique (bouteilles, pots, bocaux, vitrage), qui représente environ 90 % de la production, se recycle à l’infini sans perte de qualité, tandis que le verre borosilicate (type Pyrex) relève de filières spécifiques et ne se dépose pas dans le conteneur à verre. En revanche, la vitrocéramique est infusible : mélangée au calcin, elle fragilise les nouvelles bouteilles et peut endommager une unité de recyclage. Les verres céramiques, dont la température de fusion dépasse 2 500 °C contre environ 1 600 °C pour le verre classique, et les verres au plomb, dont la teneur est limitée par la loi française, ne se recyclent pas non plus.
Le verre sodocalcique est le plus recyclé : bouteilles, pots, bocaux, flacons et verre plat en font partie et peuvent être refondus indéfiniment pour fabriquer de nouveaux emballages, sans perte de qualité ni de transparence. C’est un système de production en boucle fermée, qui économise la matière première vierge. Le verre borosilicate, résistant aux chocs thermiques et à la plupart des produits chimiques, relève en revanche de filières spécifiques et ne doit pas rejoindre le conteneur à verre. Avant refonte, le verre collecté est broyé et tamisé afin d’obtenir une poudre de verre conforme, débarrassée des éléments indésirables ; la refonte du calcin demande d’ailleurs moins d’énergie que la fabrication à partir de matières premières.
Les objets en vitrocéramique, comme certains plats ou les tables de cuisson, ne se recyclent pas : ce matériau infusible ne fond pas avec le reste du verre et sa présence dans le calcin fragilise les nouvelles bouteilles, au point de pouvoir provoquer l’arrêt d’une unité de recyclage. Les verres céramiques sont également exclus, leur température de fusion dépassant 2 500 °C. Même chose pour les objets en cristal et autres verres au plomb : la réglementation française limite la teneur en plomb des emballages pour boissons, et un calcin contaminé devient inutilisable. Ces verres doivent donc être écartés du gisement destiné au recyclage.
Oui, s’il s’agit d’un emballage. Une bouteille, un pot ou un bocal cassé se dépose dans le conteneur à verre, comme un emballage intact, car il est fait du même verre et sera de toute façon broyé en calcin. En revanche, la vaisselle, les verres à boire, les plats en Pyrex et les vitres cassés ne vont pas dans le conteneur : leur composition diffère de celle du verre d’emballage. Les petits débris se jettent avec les ordures ménagères, emballés pour éviter les blessures, et les volumes plus importants se déposent en déchetterie.
