Le déconditionnement des produits consiste à enlever l’emballage pour des raisons diverses. Il se peut que cette couverture soit tout simplement détruite et un remplacement s’impose. C’est là qu’entre en jeu le retraitement. Il s’agit de l’action qui suit après le déconditionnement et vise à préparer les dispositifs essentiels pour pouvoir réutiliser à nouveau le produit.
Également appelé décartonnage, le déconditionnement est une phase très importante pour préserver la qualité ainsi que la fraîcheur d’un produit. Que ce soit pour des produits matériaux ou alimentaires, il est nécessaire de pratiquer le déconditionnement et retraitement, un moyen de prévention contre les agents extérieurs comme les microbes. En effet, sans la couverture, les microbes arrivent à se pénétrer facilement dans l’article et prolifèrent rapidement, ce qui altère certainement sa qualité.
Pour éviter la contamination des produits alimentaires en cas d’incident, il faut passer sans attendre au déconditionnement. Pour ce faire, nous devons procéder à la séparation du produit et de son emballage qui a été en contact avec l’extérieur. Après cette intervention, on transporte le produit dans la « zone de stockage » pour le conserver au frais. Quant à l’emballage, il doit être évacué pour limiter la contamination.
Lors du transport, les emballages subissent parfois des chocs. Endommagés, ils laissent entrer les microbes. Pour minimiser ce type d’incidence, il faut prendre des précautions. Si la méthode préventive ne fonctionne pas, le meilleur moyen pour garder intacte la qualité du produit est le déconditionnement.
Pour un déconditionnement réussi, il faut respecter quelques critères : l’opération doit avoir lieu dans une zone réservée ; après chaque intervention, il faut nettoyer la zone pour d’autres usages ; débarrassez-vous au plus vite des anciens emballages ; essayez de nettoyer d’abord la couverture avant de l’ouvrir.
Également appelé « recyclage », le retraitement est une action de revalorisation d’un objet. Étape essentielle pour donner une seconde vie à des produits présentant des défectuosités, le retraitement diminue significativement le gaspillage. Également utilisé comme un moyen économique, le retraitement permet d’économiser les matières premières.
En général, il y a deux types de recyclage : le « recyclage en circuit fermé » avec lequel on peut fabriquer les produits semblables à l’original en termes de qualité et le « recyclage en circuit ouvert ». Contrairement au circuit fermé, celui qui est ouvert laisse au vendeur ou au gestionnaire de stockage plus d’options. En effet, certaines des matières recyclées sont introduites dans d’autres produits différents de l’original.
Pour promouvoir la protection de l’environnement, il faut limiter l’empreinte carbone, d’où la nécessité du recyclage. En procédant ainsi, les producteurs dépensent moins d’énergie pour fabriquer un tel ou tel produit. Par exemple, avec une tonne de plastique recyclé, on peut éviter d’avoir recours à 800 kg de pétrole brut. Grâce au recyclage, on évite la surexploitation de nos ressources et on arrive toujours à garder l’équilibre de la chaine alimentaire.
Malgré ses multiples avantages, le recyclage a aussi ses limites. En effet, même si on arrive à recycler des tonnes de déchets, il est impossible de les retraiter à 100 %. Il arrive parfois que les matières recyclées ne peuvent plus être reconditionnées. Pour certaines matières, le recyclage affaiblit la matière première, c’est-à-dire qu’elle ne sera plus comme avant. Elle devient moins solide et sa durée de vie s’amenuise également.
Le décartonnage désigne au sens strict le retrait des cartons, films et suremballages d’un produit, par exemple à la réception d’une marchandise en logistique. Dans la gestion des déchets, le déconditionnement des produits va plus loin : une fois l’emballage retiré, le produit lui-même peut être démonté pour séparer ses matières et orienter chacune vers sa filière de recyclage. Le décartonnage est donc souvent la première étape d’un déconditionnement.
Depuis 2022, la loi AGEC interdit d’éliminer les invendus non alimentaires neufs (article L541-15-8 du Code de l’environnement) : fabricants et distributeurs doivent les donner, les réemployer, les réutiliser ou les recycler. Le déconditionnement des produits concerne ainsi les stocks conditionnés devenus commercialement inexploitables : produits périmés, marchandises présentant un défaut de fabrication, ou produits devenus obsolètes après l’évolution d’une norme réglementaire. Quand ces produits ne peuvent être ni vendus ni donnés, leur déconditionnement permet de recycler leurs matières dans le respect de la loi.
Entreprise familiale immatriculée en 1972, Gurdebeke réalise le déconditionnement des produits au centre de tri de Saint-Just-en-Chaussée, dans l’Oise. Pour une entreprise, la démarche commence par un diagnostic réalisé par un technico-commercial, qui évalue la nature et le volume des lots à traiter. Les matières issues du démontage rejoignent ensuite leurs filières de recyclage, et l’entreprise reçoit les justificatifs du traitement de ses produits hors circuit.
Le décartonnage, ou déconditionnement, est l’opération qui consiste à retirer l’emballage d’un produit. Il est utilisé dans la logistique et la distribution pour séparer les produits de leurs cartons, films et barquettes. Dans la gestion des déchets, il permet de traiter séparément les produits invendus ou périmés et leurs emballages, afin d’orienter chaque matière vers la filière de valorisation adaptée.
Déconditionner les invendus permet de valoriser chaque composant séparément. La matière organique des produits alimentaires peut être méthanisée ou compostée, ce qui serait impossible avec les emballages. Les emballages en carton, plastique, verre ou métal rejoignent quant à eux leurs propres filières de recyclage. Le déconditionnement aide aussi les distributeurs à respecter les obligations de la loi Agec, qui encadrent strictement la destruction des invendus.
Le déconditionnement est une étape préalable : il sépare le produit de son emballage. Le recyclage intervient ensuite et transforme les matériaux séparés en nouvelles matières premières, par exemple le carton en pâte à papier ou le plastique en granulés. Sans déconditionnement, des produits emballés ne pourraient être ni recyclés correctement ni valorisés en compost ou en biogaz.
