
Tout comme la plupart des objets usagés, les pneus dégradés représentent aussi un réel danger pour l’environnement. Depuis des années, leur recyclage et leur valorisation ont été favorisées pour éviter qu’ils soient mis en décharge.
Un pneu ou un pneumatique est composé généralement de gomme de caoutchouc, de textiles, d’acier et de quelques éléments servant à rendre la gomme plus résistante. Au fil du temps, il devient usagé et considéré ensuite comme pneu déchets. Pour sa valorisation, plusieurs techniques sont possibles. Qu’il soit broyé, entier ou en morceaux, un pneu usagé peut servir pour soutenir une bâche d’ensilage dans le secteur agricole. Il peut également être utile dans la constitution de remblais pour les routes, dans la construction ou encore pour faire du drainage. Dans les aires de jeux, la valorisation des pneus usagés peut fournir un intérêt particulier. Ils peuvent servir à la composition d’amortisseurs et de gazon synthétique pour les différents stades de sport. Afin de réduire le bruit et les vibrations émises, il sert de support pour la voie ferrée.
Le caoutchouc devient ainsi très utiles au point de tenir une très grande importance dans les aciéries, les cimenteries, et même dans les objets moulés tels que les roues du caddy.
Dans plusieurs pays du monde, le recyclage des déchets en caoutchouc devient aujourd’hui une priorité absolue. Depuis qu’une directive européenne a lancé une interdiction sur la mise en décharge des pneus usagés, les recycler devient alors une action très courante. Par ailleurs, laisser un vieux pneu dégradé ou non utilisable dans la nature ne fait que défigurer le paysage. Il sera également un lieu propice pour le développement des insectes nuisibles tels que les moustiques. Plusieurs organismes œuvrent actuellement dans la valorisation de ces types de déchets non respectueux de l’environnement. À l’achat d’un nouveau pneu, les centres de pneumatique ou garages récupèrent celui qui est usagé. Cela permet surtout de réduire le volume de caoutchouc abandonné et brûlé.
Un pneu qui n’assure plus toutes ses fonctions fait partie des PUNR ou Pneu Usagé Non Réutilisable. Une fois que ces pneus sont collectés, ils sont transportés directement vers un centre de recyclerie pour être réchappés.
Pour ce faire, il suffit de remplacer la bande de roulement déjà usagé. Cette pratique convient généralement aux pneus des poids-lourds. Cependant, il vous est également possible de les recycler vous-même en fabricant des tas d’objets intéressants à base de ces pneus usagés. C’est une grande contribution environnementale, mais surtout vous laissez à ce caoutchouc
de pouvoir être utile à nouveau. Comme les techniques de décoration prennent aujourd’hui une tout autre dimension, utiliser des pneus usagés peut alors servir pour réaliser de très beaux objets de déco extérieures ou intérieures.
Le moyen le plus simple consiste à laisser ses pneus usagés au garage ou au centre de pneumatiques lors de l’achat de pneus neufs : les distributeurs les reprennent, ce qui alimente la filière de collecte et réduit le volume de caoutchouc abandonné ou brûlé. L’abandon dans la nature est à proscrire : outre la dégradation du paysage, un pneu qui stagne favorise la prolifération d’insectes nuisibles comme les moustiques, et la mise en décharge est interdite par une directive européenne. Les professionnels qui détiennent des volumes importants font appel à un collecteur spécialisé, tel que Gurdebeke en Picardie pour les pneumatiques.
Les centres de pneumatiques et les garages reprennent les pneus usagés au moment de l’achat de pneus neufs : c’est le circuit de reprise prévu par la filière. Les pneus collectés sont ensuite pris en charge par des organismes qui œuvrent dans la valorisation de ces déchets, puis dirigés vers les usages appropriés selon leur état : réchapage pour certains pneus de poids lourds, ou seconde vie en remblais, bâches d’ensilage, aires de jeux et équipements sportifs. Les détenteurs professionnels — transporteurs, exploitants agricoles, garages — s’appuient sur des prestataires de collecte qui enlèvent les stocks directement sur site.
Les jantes doivent être séparées des pneus avant leur dépôt : la filière des pneumatiques traite le caoutchouc, tandis que les jantes métalliques relèvent de la filière des métaux et de la ferraille. Un garage ou un centre de pneumatiques peut déjanter les roues lors du remplacement des pneus, puis orienter chaque matière vers son circuit. Cette séparation est cohérente avec le principe même du tri : chaque déchet doit être dirigé vers la filière correspondant à sa matière — caoutchouc, textile et acier pour le pneu, métal pour la jante — afin de garantir une valorisation optimale.
