
Les métaux non ferreux se trouvent partout autour de nous : dans les câbles électriques, la plomberie, les menuiseries, les radiateurs, la robinetterie ou les toitures. Moins abondants que l’acier, ils sont aussi plus recherchés par l’industrie, ce qui explique leur valeur à la revente. Bien les identifier et les séparer du reste de la ferraille permet de mieux les valoriser et de les orienter vers la bonne filière de recyclage.
Un métal non ferreux est un métal ou un alliage qui ne contient pas de fer, ou en quantité négligeable. Il s’oppose aux métaux ferreux (fer, acier, fonte), qui sont à base de fer, magnétiques et sensibles à la rouille.
Cette distinction a des conséquences concrètes :
Dans un centre de recyclage, les deux familles sont séparées dès la réception, car elles ne suivent ni les mêmes filières ni les mêmes prix.
Le cuivre est le plus valorisé des métaux non ferreux courants. On le trouve dans les câbles et fils électriques, les tuyaux de plomberie et de chauffage, les bobinages de moteurs et de transformateurs. Le cuivre nu (câble dénudé, tube propre) vaut davantage que le cuivre encore gainé ou mélangé à d’autres matières.
Léger et résistant, l’aluminium équipe les menuiseries (fenêtres, portes, vérandas), les profilés, les radiateurs, les jantes, les échelles et de nombreux emballages. Le recyclage de l’aluminium demande jusqu’à 95 % d’énergie en moins que sa production à partir de bauxite.
Le laiton (cuivre et zinc) se reconnaît à sa couleur jaune doré : robinetterie, raccords de plomberie, poignées, serrures, douilles. Le bronze (cuivre et étain), plus sombre, se trouve dans les pièces de fonderie, la robinetterie ancienne ou les objets décoratifs.
Le zinc est très présent dans le bâtiment : gouttières, descentes d’eaux pluviales, couvertures et habillages de toiture. Le plomb, très lourd et malléable, se trouve dans les anciennes canalisations, les solins et certains éléments de couverture.
L’acier inoxydable est un alliage à base de fer : ce n’est donc pas, au sens strict, un métal non ferreux. Mais la plupart des inox courants ne sont pas magnétiques et leur valeur est supérieure à celle de l’acier ordinaire : les ferrailleurs les trient à part, avec les métaux non ferreux. On en trouve dans les éviers, les cuves, les équipements de cuisine professionnelle et l’agroalimentaire.
Quelques tests simples suffisent pour faire un premier tri :
En cas de doute, le tri peut être fait à la réception par le ferrailleur, qui dispose de l’expérience et des outils pour identifier chaque alliage.
Le prix de rachat des métaux non ferreux dépend de plusieurs facteurs :
C’est pour ces raisons qu’aucun ferrailleur sérieux ne peut annoncer un prix ferme sans voir les matériaux : chez Gurdebeke, les prix de rachat sont communiqués sur demande, selon la nature, la propreté et le tonnage des métaux.
Gurdebeke rachète les métaux non ferreux des entreprises dans l’Oise, la Somme et l’Aisne. Pour les particuliers, le rachat se fait uniquement sur le site de Nesle (80). Le déroulement est le même que pour toute la ferraille :
Pour bien préparer ses ferrailles et en tirer le meilleur prix, il suffit de séparer chaque métal, de dénuder les câbles quand c’est possible et de retirer les parties non métalliques. Le jour du dépôt, une pièce d’identité est obligatoire. Les bouteilles de gaz, les piles (toutes, y compris les piles alcalines) et les transformateurs au PCB sont refusés.
Depuis le 1er janvier 2012, tout achat au détail de métaux ferreux et non ferreux doit être payé par chèque barré, virement ou carte bancaire, quel que soit le montant (article L112-6 du Code monétaire et financier). Le paiement en espèces est interdit. Cette règle vise à lutter contre les vols de métaux, notamment de câbles en cuivre sur les chantiers et les réseaux. Pour les entreprises, la cession de métaux s’accompagne aussi d’une traçabilité (registre des déchets, justificatifs de valorisation).
Les métaux non ferreux se recyclent à l’infini sans perdre leurs propriétés. Après tri, ils sont broyés ou cisaillés, éventuellement affinés, puis refondus en lingots ou en bobines pour l’industrie. Ce recyclage limite l’extraction de minerai, la consommation d’eau et d’énergie, et les émissions associées.
Le recyclage de l’aluminium illustre bien cet intérêt : le métal recyclé redevient un aluminium de même qualité, pour une fraction de l’énergie nécessaire à sa production primaire. Il en va de même pour le cuivre, très demandé par les industries électriques et la transition énergétique (câbles, moteurs, bornes de recharge).
Que vous soyez un particulier qui vide un garage, un artisan qui récupère ses chutes ou une entreprise qui génère des métaux de chantier en continu, faire appel à un ferrailleur de proximité comme Gurdebeke garantit un rachat traçable et une valorisation conforme ; pour une estimation, il suffit de nous décrire vos métaux par téléphone ou via le formulaire de contact.
Le test le plus simple est celui de l’aimant : un métal ferreux (fer, acier, fonte) est attiré par l’aimant, un métal non ferreux ne l’est pas. La rouille est un autre indice, car seuls les métaux ferreux rouillent. La couleur et le poids aident ensuite à identifier le métal non ferreux : cuivre rouge orangé, laiton jaune, aluminium gris clair et léger, plomb gris foncé et très lourd.
Parmi les métaux non ferreux courants, le cuivre est généralement le mieux valorisé, suivi du laiton, puis de l’aluminium, du zinc et du plomb. L’ordre peut varier selon les cours mondiaux. Au sein d’un même métal, la pureté fait la différence : un cuivre nu et propre se revend plus cher qu’un câble encore gainé ou qu’un tube avec des soudures.
Non, au sens strict : l’acier inoxydable est un alliage de fer, de chrome et souvent de nickel. Mais la plupart des inox courants ne sont pas attirés par l’aimant et valent plus que l’acier ordinaire. C’est pourquoi les ferrailleurs les classent à part, avec les métaux non ferreux, lors du tri et du rachat.
